À PROPOS

À propos du Regroupement

Le Regroupement en faveur de la protection du boisé de Vaudreuil-sur-le-Lac est un groupe de citoyens qui s’opposent à la destruction et au développement du boisé de Vaudreuil-sur-le-Lac (VSLL). 

Ce regroupement a été constitué au printemps 2020, lorsque des citoyens ont appris que le propriétaire de la vaste majorité du boisé avait déposé une demande de certificat d’autorisation au ministère de l’environnement (MELCC) pour un projet de développement immobilier. 

Le regroupement invite les citoyens à exprimer leur opposition à ce projet et réclame de la municipalité que des gestes concrets soient posés pour assurer la conservation intégrale du boisé pour le bénéfice des espèces fauniques et floristiques et des citoyens.

Geneviève Roy

Membre du Regroupement en faveur de la protection du boisé de Vaudreuil-sur-le-Lac.

“’Dans ma jeunesse, nous venions souvent nous y promener et jouer dans le boisé. Je veux que mes enfants et mes futurs petits-enfants puissent aussi en profiter.”

HISTORIQUE

Avec les années, le boisé de Vaudreuil-sur-le-Lac est devenu un espace très convoité.

Le boisé de VSLL était originalement un milieu forestier situé en bordure de terres agricoles et de résidences estivales. Outre les enfants qui venaient s’y construire des cabanes, les vaches des terres agricoles adjacentes venaient également s’y égarer. 

C’est pourquoi, il était fréquent d’observer des restes d’ossements de bovins et d’anciennes clôtures de barbelées en bordure du boisé. Le boisé a depuis subi quelques phases de développement. 

La pression qu’exerce la MRC de Vaudreuil-Soulanges pour la densification de ce périmètre urbain (et oui, nous sommes dans le périmètre urbain, même si on ne le ressent pas quand on se balade dans notre village !) est énorme. 

C’est pourquoi, les derniers hectares de notre boisé sont devenus un espace de développement très convoité.

Il fallait agir rapidement

Dès 2015, des citoyens inquiets du sort réservé à notre boisé ont questionné le Conseil municipal de l’époque sur les intentions de la municipalité quant à la conservation de ce milieu. M. Claude Pilon, maire de l’époque, confirmait alors que le conseil municipal avait l’intention de mandater une firme externe pour valider la valeur écologique du boisé et qu’il souhaitait proposer aux citoyens un projet de conservation.

Si 2015 vous semble récent, sachez que c’est au cours de la dernière décennie seulement que l’incorporation des milieux naturels et de leur valeur écologique dans les stratégies de développement et de conservation des territoires municipaux a vraiment commencé. 

Dans le cadre de sa mise en vigueur du Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD), la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a demandé aux municipalités locales (dont VSLL) de s’assurer de la concordance de leurs plans de conservation des milieux naturels avec leurs règlements d’urbanisme. 

VSLL devait alors réaliser un plan de conservation des milieux naturels de son territoire.

C’est pourquoi, le conseil municipal a mandaté WSP afin de réaliser une caractérisation et une évaluation détaillée des milieux naturels du territoire. Cette première étude a confirmé la valeur écologique très élevée de la flore du boisé. Compte tenu des résultats de l’étude , la municipalité adoptait, en février 2017, un règlement de contrôle intérimaire interdisant toute construction dans le boisé.

Peu de temps après (en août 2017), Planimax DSF (propriétaire de 11,3 hectares) a déposé au ministère de l’environnement une demande de certification d’autorisation pour le développement résidentiel du boisé. En apprenant cette nouvelle, des citoyens ont réalisé l’urgence d’agir rapidement. 

Si la municipalité ne devient pas propriétaire du boisé, le promoteur peut, avec un certificat d’autorisation en main, se tourner vers la municipalité pour avoir un permis de construire.

Le conseil municipal a alors mandaté la firme WSP pour mener une 2e étude écologique, sur la faune cette fois, afin de valider si des espèces à statut de protection étaient présentes. Le rapport de cette étude a été complété en décembre 2018 et confirmait la valeur faunique très élevée du boisé. 

Avec 2 études écologiques en main, il apparaissait évident pour les citoyens impliqués que le ministère de l’environnement n’allait pas autorisé la demande du promoteur et que la municipalité pourrait alors négocier le rachat de la propriété. 

Malheureusement, nous apprenions en 2019 que la demande d’autorisation était toujours à l’étude et que le ministère négociait avec le demandeur. La situation était urgente !

Plusieurs citoyens s’inquiétaient de la protection du boisé. Certains avaient même apposé des affiches de mobilisation sur des boites aux lettres, nombreux étaient prêts à s’investir et à promouvoir un projet de conservation. 

Chacun de notre côté, nous avions le même désir, mais nous ne nous connaissions pas.

C’est ainsi que le 17 mai 2020, une dizaine de citoyens motivés se réunissaient pour une première fois virtuellement (Covid oblige…) pour discuter boisé : façons d’accompagner la municipalité dans ses démarches, moyens de pression pour se faire entendre, sources de financement disponibles et partage d’informations. 

Notre objectif est d’informer, mobiliser et protéger !

L’ancien maire, M Claude Pilon et d’autres membres se sont ensuite joints à nous. Des citoyens très utiles qui nous ont permis d’entrer en relation avec la CMM, la députée de Vaudreuil-Soulanges, la ville de Vaudreuil-Dorion et des organismes de conservation et qui nous ont permis de mieux comprendre la règlementation municipale. 

Un projet de cet ampleur ne se concrétise pas sans la mobilisation des citoyens, la présence d’alliés, du financement et lappui dorganismes de conservation

Le Regroupement est fier du travail qu’il a accompli dans la dernière année.

Nous avons réussi à mobiliser les citoyens autour de ce projet de société. Nous avons fait parler de nous. Nous avons fait du boisé une des grandes priorités des élections de 2020. Nous avons trouvé des alliés importants pour le financement de ce projet, dont la CMM et son Fonds vert (La Trame bleue et verte ). 

Il nen tient qu’à la municipalité de compléter les étapes pour présenter un projet bien ficelé à sa population, négocier avec les propriétaires pour un rachat des propriétés et assurer une conservation à perpétuité de ce boisé.

Et comme a dit l’auteur Peter Drucker, « le meilleur moyen de prédire le futur, cest de le créer ». Alors, créons-le à notre image, à l’image de notre beau village !

Voir “Le Dossier

Lien vers le Fonds vert: https://cmm.qc.ca/programmes/programme-daide-financiere-pour-les-projets-contribuant-a-la-mise-en-place-de-la-trame-verte-et-bleue

À propos du boisé

Voici quelques pamphlets de mobilisation distribués aux citoyens au cours des dernières années:

Diffusé en mai 2020

Diffusé en septembre 2020